L'art du Portrait . partie 1



Pour l’histoire de l’art, Le portrait évoque diverses pratiques et différents modes de représentations qui sont codifiés selon les époques, les lieux et les civilisations. Il remplit diverses fonctions, sacrées ou profanes mais reste attaché à la notion de mémoire car il perpétue l’image et le souvenir d’une personne.

Le mot portrait vient du verbe «portraire», en voici la définition:

Sens 1: Beaux-arts ancien: réaliser le portrait d'une personne au crayon ou à la

peinture.

Sens 2 : Littérature: décrire ou dépeindre une personne verbalement.

Il représente une personne réelle avec la volonté de fixer avec réalisme ses traits physionomiques. A l’origine, sa fonction est essentiellement religieuse; au Quattrocento en Italie (XVe siècle), le portrait connu un large développement. Dans la plupart des cas, le portrait doit être un savant mélange qui doit allier la ressemblance physique à la psychologie du modèle et à sa condition sociale.

Au début du XVe siècle, le mouvement intellectuel humaniste qui cherche, sous l’influence de l’Antiquité, une nouvelle manière de représenter l’homme et la nature, conduit les artistes à inventer de nouvelles formes et de nouvelles techniques. Les artistes sont pour la plupart au service des rois, des princes et des notables. La figure humaine est alors l’élément principal du tableau. Le regard tourné vers le spectateur se généralise vers la moitié du XVIe siècle. Il a un rôle important car il accentue l’effet de réel et crée un lien direct avec le spectateur.

Se faire représenter signifiait que l’on exerçait un pouvoir. En ce sens, il est important d’analyser les attitudes et la position choisie: de face, de profil ou de trois quarts. Au XVIe siècle, le portrait d’apparat met en avant la vérité sociale et historique des personnages.


Hyacinthe Rigaud, Portrait de Robert de Cotte 1713, Musée du Louvre, Paris

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