Les flashes en mode déporté (Le Strosbisme | Strobist).


Travailler avec des flashes déportés est un bon moyen de progresser en photographie. La qualité de la lumière obtenue est incroyable en comparaison de celle des flashes montés sur l’appareil photo (en configuration de reportage).

Une petite définition :

Et bien tout d’abord, le terme strobist désigne tout photographe qui utilise un ou plusieurs flashes en mode déporté. Bien que le nom de ce mouvement soit souvent utilisé pour définir l’utilisation de flashes Cobra. Cette définition s’applique également à l’utilisation des flashes de studio. Globalement, on peut dire qu’on fait du strobisme dès qu’on utilise un flashe autrement que sur la griffe porte-flashe de l’appareil. La caractéristique essentielle, il sera donc déclenché à distance.

Le terme en lui-même a été créé par David Hobby pour son site (strobist.com), C’est un peu le maître de ce nouveau courant. En français, on pourrait traduire le terme par flasheur. Strobist faisant référence au verbe anglais to strobe qui signifie flasher de manière régulière et intensive (on pense au stroboscope). Cette fascination pour cette discipline n’est pas réellement nouvelle. En effet les reporters l’utilisent depuis presque 20 ans pour apporter un appoint d’éclairage en utilisant au mieux le flash cobra. La technique s’est étoffée au fil des années pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

La grande différence vient du fait que le flashe n’est plus dans l’axe de l’objectif. Il est donc possible d’augmenter considérablement le niveau de contraste de votre cliché. (Voir l’article plage dynamique et plage de contraste) Même si en situation de reportage, il n’est pas rare d’utiliser un éclairage indirect avec son flashe embraqué. Il demeure quand même la difficulté d’augmenter sensiblement le contraste et voir de prendre l’ascendant sur la lumière naturelle. L’étape suivante consiste à fixer le flashe sur un pied. Nous aborderons la notion de matériel plus tard. Il existe actuellement un énorme choix disponible.

Mais, le propos de cet article réside dans les bienfaits de cette discipline pour la vie du photographe. L’action de déporter un ou plusieurs flashes est un très bon moyen de progresser en photographie. Cela s’explique par la qualité de la lumière obtenue. Mais un autre facteur intervient également. Cette discipline décuple votre créativité. En effet avec de bonnes connaissances de la lumière artificielle, on peut utiliser celle-ci comme un outil narratif avec son langage propre et tellement particulier. Plus rien n’est inaccessible en termes de rendu. On peut mettre en image le fruit de notre imagination.

Mon objectif est clairement de convertir le plus de personnes possibles aux avantages du flashe déporté. Il est aussi de montrer comment pouvoir créer son univers. Je pratique le flash déporté pour le plaisir, la créativité, la qualité des clichés. Ces techniques étaient autrefois réservées aux professionnels. Avec la montée en puissance de cette discipline, un marcher s’ouvre. L’offre augmentant, il devient possible d’embarquer un studio dans une valisette. Le budget reste très abordable. Il est actuellement possible de pouvoir s’affranchir des marques dédiées et de trouver sur le marché des produits simples et efficaces à des prix défiants toutes concurrences. On peut monter un studio en intérieur. On peut utiliser ces flashes en studio de rue.

Le strobisme, Ça sert à quoi ?

Le strobisme apporte un large panel photographique. Et l’apprentissage de cette technique s’applique également, et, je le rappelle à la construction de la lumière en studio. Mais revenons aux flashes cobra. Avec leur maniabilité et leur alimentation autonome les flashes de reportage peuvent s’installer en quelques minutes. Une mise en place rapide d’un studio en décor naturel, L’intérêt est bien l’originalité que permet cette démarche.

Et le set de flashes cobra trouve également sa place dans des plans d’éclairage en studio. C’est clairement un investissement qui peut être évolutif. Il est déjà possible de faire des très beaux rendus avec un cobra, un pied et un parapluie réflecteur de 60 cm de diamètre. Des accessoires similaires à ceux dédiés généralement aux flashes de studio. Le petit frère cobra peut tout à fait prendre leur place dans le monde de la lumière artificielle. Mais, ils ont un désavantage. L’absence de lampe pilote peut gêner certain au début de la pratique. Cependant, si on travaille régulièrement cette contrainte s’oublie assez vite. L’éclairage devient intuitif, une extension de votre scène et de votre imagerie mentale. C’est peut-être difficile à imaginer. Mais l’approche d’une scène est complètement différente dans l’esprit d’un strobist. Il voit l’effet avant de placer son matériel.

Maintenant, on peut trouver aussi que les flashes de studio restent supérieurs aux flashes cobra. Cette constatation existe pour des raisons d’autonomie et de puissance. Par contre, il souffre de la portabilité . Le déplacement reste encombrant et délicat .Le flashe de studio monobloc doit être également reliés au réseau électrique. C'est dans cette configuration qu'il pourra fonctionner au mieux ! il nous délivrera des éclairs avec un temps de recharge optimal !

Ce facteur de recyclage reste le point négatif du Cobra. Il est maintenant compensé par le développement des batteries type GODOX dédiées au cobra de toutes marques ! Avec ce type de matériel, la recharge est instantanée et pour +/- 1800 éclairs.

Les raisons d’utiliser des flashes en intérieur ou en extérieur implique une orientation artiste. On peut choisir d’imiter la lumière naturelle. Et il vous sera impossible de faire la différence dans le rendu final. Dans cet axe, le flash se fera très discret ! L’effet inverse existe également, on peut jouer la carte de la couleur, de la forme du faisceau de lumière pour créer une ambiance, un environnement surréaliste en utilisant parfois un traitement particulier en post production.

Flashe en déplacement.

L’avantage premier de la photographie au petit flash est son extrême portabilité : On peut utiliser l’utilise avec kit avec un cordon de synchro flash, ou emporter une paire de déclencheurs/ récepteurs radio. La distance du signal de ces merveilles permet de décaler la source de pièce en pièce. Ou même de les déclencher derrière une fenêtre en extérieur vers l’intérieur.

J’utilise une petite valise type Fly case.

Elle contient trois têtes flashes n’excédant pas 80€ la tête. J’ai choisi un nombre guide de 56. Ce set s’accompagne également un déclencheur /contrôler compatible. Un confort de travail assurer. On peut à tout moment régler la puissance des têtes de son boitier. J’ai ajouté à ce set une batterie qui permet une alimentation haute tension. L’avantage de cet accessoire la vitesse de recyclage. C’est un avantage majeur. De plus, cette batterie permet d’éviter la surchauffe des flashes cobra qui est provoqué par l’échange énergétique des accus de 1.5v. On voyage également plus léger, plus besoin de balader 60 accus en permanence. A charge complète, on peut enchainer 1800 éclairs pour une tête, et, 900 si on alimente deux têtes au départ d’une batterie. C’est très confortable.

À suivre les bons choix pour les accessoires.


#Lumière #flashe #studio #strobisme