Profondeur de codage du fichier brut



La profondeur de codage correspond au nombre de bits utilisés pour représenter les pixels d’une image numérique. La plupart des appareils reflex numériques codent l’image sur au moins 12 bits par couche et par pixel, voire sur 14 bits par couche et par pixel.

Traduction, cela correspond à 4 096 (12bits) nuances ou 16 384 (14bits) niveaux possibles pour chaque couche.

Certains appareils dépassent même ces valeurs. Il existe des boîtiers qui permettent la capture d’une plage dynamique de 14,4 IL, voir un peu plus. La profondeur de codage est donc dans ce cas précis supérieur à 14 bits par couche et par pixel !

On parle même pour certain des numérique d’un codage sur 16 bits par couche. Cette affirmation est vraie si on estime que la profondeur de codage est supérieure à 14 bits. Car il faut composer avec le bruit dans les tons foncés.

D’un point de vue pratique, la capture des photographies en RAW peut saisir une plage plus étendue que votre jpg que vous fournit votre boitier peut en afficher. En effet un fichier JPG de full compression minimum vous permet d’afficher un fichier de 8bits soit 256 nuances par couches. Autant dire qu’une grosse partie de vos nuances dans les hautes lumières est tronquées. Cela se constate dans les grosses retouches un peu extrêmes. Il est notamment visible dans les blancs et hautes lumières.

Pour l'exemple, J’ai délibérément photographié en Raw+JPEG avec une surexposition dans le feu. J’applique une correction sur le RAW. Et voici la constatation après l’équilibrage de la lumière. Je vais sélectionner au plus près de la partie ou l’écrêtage était le plus visible.



C’est le domaine où une grande profondeur de couleurs est intéressante.

Lorsque l’on touche aux limites, en particulier la limite du blanc d’un JPEG (échelle de 0 à 255), le passage du gris le plus clair (254) au blanc.

C’est bien là que notre appareil nous renseigne les zones brulées dans lesquelles plus aucune information n'est enregistrée. Et c’est le cas en analysant l’histogramme qui fonctionne autour de ce jpg. C’est bien là qu’il vous renseigne sur cette absence de matière.

Cependant, dans le RAW de 12bits, on peut estimer qu’il reste une trentaine de niveaux d’enregistrement avant d’arriver à la saturation complète des blancs au point d’y perdre toutes matières. Les fichiers Raw enregistrent des valeurs qui dépassent les limites du jpg proposer en vignettes sur vos displays. C’est la raison de la présence des outils de récupérations sur les programmes tels que Lightroom, Caméra Raw, Capture One et bien d’autres.

Ils vont vous permettre de révéler l’existence de ces valeurs en les incorporant dans l’histogramme de votre futur JPG d’édition. Voilà donc tout l’intérêt de travailler sur ces négatifs numériques

Un fichier RAW contient les données brutes telles qu’elles ont été enregistrées par le capteur numérique. Le fichier JPEG quant à lui est le produit d’un fichier brut interpréter soit par les pré-réglages dans l’appareil photo. Voir par l’intervention et les intentions artistiques de l’auteur. Dans le boiter les données ont déjà subi un certain nombre de modifications irréversibles : La compression, l’installation de la balance des blancs, la saturation des informations de couleurs. Ce traitement a été effectué par le processeur interne. Le contrôle de l’utilisateur étant souvent limité à la balance des blancs, l’accentuation des réglages dans les menus, le traitement du bruit et le choix de l’espace de sortie (sRGB ou Adobe RGB).

Cela implique que nous travaillons dans le choix de la marque. Il y a une volonté affirmée de vendre un rendu par défaut pour les fichiers JPEG. Les marques abordent le marché sur base d’une moyenne. Elles déterminèrent leur cible sur cette proposition. En effet, on achète souvent une marque et on lui reste fidèle sur la première impression en termes d’ergonomie mais, aussi de rendu. Et pour une grande majorité d’entre nous, c’est suite à l’achat de notre premier boitier qu’on s’intéresse à la photographie. Mais en termes de marketing la proposition du produit doit être fidèle à la proposition d’un rendu. Il sera souvent trop contrasté et saturé. Le but est clairement de plaire à la grande majorité des photographes. On propose un look attractif. Mais voilà, le traitement des fichiers JPEG est potentiellement destructif. Il sera difficile d’obtenir les tonalités et les couleurs désirées par le photographe qui s’affûte à la file de l’expérience. Le traitement en interne du boitier sera un frein à son identité visuelle. On va donc très vitre s’intéresser au négatif numérique pour toutes ces raisons. Cela évitera de travailler une image qui a déjà perdu de nombreuses informations lors de la conversion au format JPEG.

Les fichiers RAW bénéficient d’une grande souplesse au post-traitement, permettant de récupérer dans Camera Raw et Lightroom un grand nombre d’informations dans les hautes lumières et les tons foncés.

Il est essentiel de retenir que le format JPEG enferme dans un rendu et qu’il réduit la marge de manœuvre de post-traitement. Choisir le RAW permet de bénéficier d’une souplesse maximale pour la correction des tonalités et des couleurs des images.

Nous avons ici fait le tour des grands principes qui nous conduisent vers l’utilisation du Format brut en tant que photographe auteur qui souhaite présenter sa vision du monde aux autres. On vient de comprendre le potentiel et la latitude de travail de tels fichiers pour nous servir à procurer de l’émotion et des images qui signent notre perception du monde. En résumé, apprendre à connaitre son boitier, déterminer la frontière de ses possibilités. Lorsque vous avez déterminé ses paramètres et que vous avez une bonne notion du travail en post traitement. Il existe bien d’autres aspects de la photo sur lesquelles se pencher. Mais d’origine le matériel à disposition sur le marché permet de se diriger vers les plus grandes disciplines avec une plage assez large de possibilité

Nous allons aborder maintenant les principes dans la pratique pour amorcer une découverte de ces possibilités. Je vous proposerai cet été de vous exercer à l’exposition à droite pour suivre cet article.


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