Le portrait, mise en lumière



Le portrait en lumière naturelle et l'exposition.

Il est indispensable de bien exposer ses images. Je ne parle pas ici de quantité et de la qualité de lumière qui éclaire votre modèle. Il est question de garantir la bonne exposition de l'image pour obtenir un rendu satisfaisant. Rien de plus compliqué quand il s'agit notamment de la peau du sujet.

Dans la grande majorité des situations, vous pouvez faire confiance à la mesure Multi zone de votre appareil photo (encore appelée « Matricielle » ou « Évaluative » selon le constructeur). C'est un mode très efficace. Il y a cependant des cas de figure qui compliquent la compréhension de la lumière. Dans le cas de très forts contrastes d'éclairages, vous êtes susceptible d'outrepasser la dynamique enregistrable du capteur. Il n'est pas rare que la différence de densité entre la peau du sujet et le reste de la scène soit très importante (sujet blanc sur fond sombre ou l'inverse). L'histogramme est un outil pour une aide précieuse.

Il existe énormément d'informations et de contre-informations sur l'histogramme. C'est un outil très utile si on ne s'enferme pas dans des règles toutes faites.

Pour les débutants en photographie, il est certain que l'histogramme semble complexe à déchiffrer. Cet outil est le plus efficace pour contrôler la qualité de l'exposition parmi tous ceux mis à votre disposition par l'appareil photo.

La visualisation de l'image sur l'écran de l'appareil est utile pour contrôler après coup le cadrage, la netteté, ou l'attitude du sujet. Cependant, elle ne permet pas de vérifier avec exactitude votre exposition de l'image. Si Parallèlement il est possible d'ajouter les alertes des hautes lumières par clignotement de zone sur l'écran de l'appareil photo. Cela permet de détecter des hautes lumières surexposées. Cela dit, ce confort se calcule sur le jpg généré par l'appareil pour la visualisation sur le display. S'il se montre informatif. Il s'avère moins précis que l'histogramme qui lui, se présente sous la forme d'un graphique. Il est donc possible de comprendre la répartition de l'ensemble des valeurs de l'image et ce sur l'entièreté du Raw.

Selon les options d'affichages validées sur vos boîtiers, vous pouvez l'afficher en noir et blanc (répartition globale par densité) ou en couleurs (une courbe pour chaque couleur primaire, soit rouge, vert et bleu). Quel que soit l'affichage choisi, l'axe des abscisses (horizontal) recense la totalité des valeurs de l'image, toujours réparties sur 256 niveaux, allant du noir absolu (valeur 0) au blanc pur (valeur 255). Le sens de lecture du graphique correspond à celui de notre écriture occidentale, soit de la gauche (fortes densités, noirs) vers la droite (hautes lumières, blancs). L'axe des ordonnées (vertical) montre pour chaque niveau sa proportion représentative dans l'image. Ainsi, plus la courbe est haute pour une valeur donnée, plus celle-ci est présente.

Il est important maintenant de comprendre qu'il existe autant d'histogrammes différents qu'il existe de clichés. Cela représente une infinité de possibilités. Chacun d'eux présente des valeurs qui lui sont propres, induites par la nature de la scène photographiée et par l'exposition. En conséquence, toute variation de réglage sur une image, tant à la prise de vue qu'en post-production, entraîne une modification plus ou moins marquée de son histogramme. Or, s'il est vrai que l'histogramme « idéal » constitue plus une illusion qu'une réalité. Vous pouvez cependant vous référer à quelques cas « typiques.

Il est donc possible d'identifier des intentions photographiques. De les comprendre et de les forcer. Cela dit, c'est quelques catégories qui se déclinent, en low key (basses lumières) Hight Key (hautes lumières) contrasté et peu contrasté permet de savoir si on est dans la bonne intention. Cela permet également d'adapter son travail de mise en lumière pour obtenir de la profondeur de détails, selon ses envies. L'important étant de rentrer avec les meilleurs compromis photographiques de la scène capturée.

Dans la capture de portrait, je privilégie pour ma part la mesure spot sur les parties les plus éclairées de la peau. Je veille à préserver autant que possible les hautes lumières de toute surexposition. Je le fais systématiquement à l'exception des éventuelles sources de lumière présentes dans le champ cadré. Parallèlement, je fais attention à ne pas sous-exposer trop fortement les ombres, de manière à ce qu'elles conservent un minimum de détails tout en limitant la montée du bruit. Je rappelle que le bruit numérique se niche dans les parties sombres de l'image. Le meilleur moyen de l'éviter c'est de rester cohérent avec son intention de prise de vue. On vous dira que le meilleur moyen d'y parvenir est d'exposer le plus à droite possible, en référence à la courbe de l'histogramme. J'opte pour ma part à l'héritage du zone system que j'applique de manière assez simple à la mise en lumière de mes scènes. En effet pour moi chaque élément à un pouvoir de réflexion de la lumière. C'est bien cela qui prime si je veux rester dans la perception de mon regard. Les compromis de sacrifice sur le bûché de la dynamique de contraste trouve une place logique dans l'histogramme. Et si je veux en améliorer le rendu. J'utiliserai alors la connaissance des flashs pour équilibrer ma scène. (Techniques strobists). A défaut, je sortirai un réflecteur.

MAÎTRISER LA MESURE SPOT.

En photométrie, on distingue la mesure incidente de la mesure réfléchie.

La première détermine la quantité de lumière émise par la source lumineuse (lampe, bougie, soleil ou autre), et donc l'éclairement reçu par le sujet, et cela indépendamment de sa nature. Cette mesure incidente peut être réalisée à l'aide d'un posemètre à main, ou posemètre autonome. À l'inverse, la mesure réfléchie, ou mesure par réflexion, quantifie la lumière renvoyée par le sujet (d'où son appellation) en direction de l'appareil photo (ou de la cellule). Il s'agit du seul possible à l'aide du posemètre intégré d'un appareil photo, mais elle est également disponible sur la plupart des posemètres à main. Cette mesure est tributaire du coefficient de réflexion du sujet. Or, tout posemètre est étalonné sur une base théorique qui assimile n'importe quel sujet mesuré à une charte de gris à 18 %, c'est-à-dire à un carton gris (élément chromatiquement neutre) qui renvoie 18 % de la lumière reçue et qui sert donc de référence. En mesure par réflexion (exception faite de la mesure multi zone, qui analyse la scène par comparaison avec un large panel de situations possibles enregistrées dans sa base de données), vous devez donc prendre en compte la densité de la zone sur laquelle a été réalisée la mesure, afin de définir l'écart potentiel entre son coefficient de réflexion et celui d'une charte de gris à 18 %. Cette estimation du coefficient de réflexion de la peau de votre modèle, vous permet de déduire la correction d'exposition à réaliser, par rapport à la mesure de lumière faite par l'appareil photo , cette correction vous est indiquée dans la dernière colonne du tableau.

Sujet



Ces valeurs sont informatives. Mais c’est bien comme cela que je détermine mes mesures que ça soit en prise de vue avec les posemètres de l’appareil photo ou mon flashmètre. Et je le contrôle sur mon histogramme avec la courbe des rouges.



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